29.8.06

nuitées


Depuis le 3 janvier de cette année, j'ai passé 21 nuits chez JS, 38 chez EM, 61 chez SDF, 35 chez SL, 2 chez ALH et LH et 4 chez EF. Je suis également allé 7 fois à l'hôtel (à Paris, Angers et Locarno) et 3 fois dans un gîte proche d'Orléans. Le 14 avril, pour la seule et unique fois, je me suis réfugié au bureau. Enfin, hier soir, j'ai eu le plaisir d'être aux côtés de J pour notre 41ème nuit commune. Hum... Il est désormais grand temps que je me trouve un appartement.

27.8.06

jomini

" En général on peut poser le principe, que la meilleure direction d'une "ligne-manoeuvre" sera sur le centre de l'ennemi, si celui-ci commet la faute de diviser ses forces sur un front trop étendu ; mais que, dans toute autre hypothèse, lorsqu'on sera maître de son choix, on devra donner cette direction sur l'une des extrémités, et de là sur les derrières de la ligne de défense et du front d'opérations de l'ennemi. L'avantage de cette direction ne provient pas seulement de ce qu'en attaquant une extrémité l'on n'a à combattre qu'une partie de l'armée ennemie ; il en dérive un plus grand encore de ce que sa ligne de défense est menacée d'être prise à revers."

26.8.06

maîtrise


Difficile... Certes. Mais pas forcément souhaitée, tous les jours, tous les soirs, tout le temps.

22.8.06

rentrée


Bon, ca y est. C'est reparti. L'été touche à sa fin. La trêve est terminée : les affaires reprennent. Le cycle recommence. Excel revient - il me faut trouver des euros un peu pour tout. Pour écrire des films. Pour continuer à tourner des films. Pour terminer des films. Mais aussi pour louer un appartement (sept mois de vagabondage ça suffit) et pour me faire faire un joli document officiel rouge avec une croix blanche (cinq ans sans papiers c'est limite)...

Bref, encore quelques mois à tenir : les
merveilles sont à portée de main ; je les ai entrevues ces derniers jours...

(please) lose yourself in me sur mon ordinateur - en sourdine.

15.8.06

in progress 2


Je ne sais pas très bien ce que je vais faire avec ce film... Je ne sais même plus si j'ai réellement envie de le terminer un jour. J'entends par là, l'achever de façon concrète et définitive. La question que je me pose, ou plutôt le choix que je dois faire, c'est soit garder le film tel qu'il est aujourd'hui, c'est-à-dire en parfaite adéquation avec son tournage, ou alors oublier ce dernier, le dynamiter, le transformer en une chose qui serait un film que je pourrai aujourd'hui accepter et signer mais qui serait alors aussi résolument contre le tournage.

gracian (suite)

"Les tropes et les figures rhétoriques sont la matière et comme le fondement qui permet que, sur eux, l'acuité édifie ses agréments. Ce qui, pour la rhétorique, n'est que formalité devient, dans notre art, matière sur laquelle il jette l'émail de son artifice. Certains estiment qu'une exagération toute sèche ne peut être mise au rang de figure de l'esprit : elle n'est, au plus, selon eux, qu'une hyperbole rhétorique sans le piquant de l'acuité vive et véritable, comme celle-ci, du roi de l'épigramme, Martial en un mot. Ce poète parla fort à propos lorsque, dans un cirque, un tigre attaqua un lion et le mit en morceaux. Il fit remarquer que, ce que ce tigre n'osait dans le désert, il l'éxécutait dès lors qu'il était entre les hommes dont il avait appris la férocité. Cette exagération avait un fondement et un prétexte dans cette curieuse contingence. Quelque circonstance particulière qui soit le motif et le prétexte de l'exagération est donc indispensable pour qu'elle ne soit pas gratuite mais pertinente. Ce qui est donner une âme à la beauté de la figure."

14.8.06

holidays in the sun


Bordeaux fut douce, tendre et reposante. Malgré le poids parfois quelque peu étouffant des années passées, ce "premier voyage" m'apporta ce que j'attendais et espérais depuis déjà fort longtemps.

Locarno fut trop courte (et les films - dans leur majorité - décevants) mais offra cependant la respiration attendue. Et c'est désormais une certitude : j'aime vivre dans les hôtels.

Depuis deux jours, retour en France, dans un Paris déserté donc, au bureau rue Bisson (déserté lui aussi malgré les tournages en cours), sous la pluie et dans le froid.

Mon sentiment n'a pas changé : fiévreuse comme frigorifiée, la France est vraiment un pays de merde. La France est un pays à dynamiter - très vite.

3.8.06

break


Etat limite atteint. Ligne rouge franchie. Dont acte. Interruption de juste quelques jours (4), dans la ville de mon ancienne vie : mon premier voyage avec J. Ensuite, retour dans mon ancien pays - 4 jours encore. Et après, à partir du 14/08 : poursuite inlassable et continue des hostilités.

1.8.06

retour

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