31.5.06
30.5.06
hqm

Bon... Voilà... J'y suis. Depuis hier, quelques jours après la supposée moitié de ma vie, c'est parti. Après trois ans de développement/financement, huit semaines de préparation officielle, des jours et des jours d'emmerdes diverses (et ce n'est pas prêt d'être terminé), les premiers plans viennent d'être tournés. Je peux résumer rapidement le tout par des chiffres (toujours les chiffres, hum...) : 41 jours. 24 comédiens. 21 silhouettes. 302 figurants. 30 techniciens au départ puis un peu moins au bout de quelques semaines...
Et pas assez d'euros - pour changer.
Et alors ?
Et bien... Il faut que ça tienne !
Et pas assez d'euros - pour changer.
Et alors ?
Et bien... Il faut que ça tienne !
26.5.06
24.5.06
calme

Bon... Hum... Mouais... De retour, donc, du grand marché kulturel... L'affolement (la presque crise de panique) qui m'a peu à peu gagné durant les semaines précédentes est maintenant passé. Paradoxalement, c'est l'agitation cannoise - mon exlusion réelle de cette agitation - qui m'a permis de prendre de la distance, qui m'a remis à la place qui est la mienne dans la hiérarchie subtile de la profession, c'est-à-dire tout en bas, à côté du balai à chiottes. J'avais oublié un facteur important dans le bunker de mon bureau, halluciné devant mon ordinateur (je le redis, les tableurs excel rendent fous) : ne pas appliquer à un système des pratiques que ce dernier ne saurait recevoir, voire même tolérer. Une stratégie ne peut se déployer qu'à partir du moment où les phases tactiques fonctionnent. Mes histoires de "cibles" et de "commando" ne correspondent pas à la réalité du milieu. Donc, pas de miracles là-bas, juste des promesses de futures discussions... Maintenant, il ne faut pas s'affoler. Il faut prendre les problèmes les uns après les autres. Il faut tenir ; sur le fil du rasoir, certes, mais sans exploser, sans paniquer. Le mouvement est lancé. A moi de faire en sorte de ne pas être débordé. Je dois rester calme.
18.5.06
maintenant

Un jour, je pense que c'était il y a très longtemps, adolescent, peut-être enfant même, j'ai entendu ou lu cette phrase : "à l'impossible, nul n'est tenu". Je l'ai aimée d'emblée cette phrase (je l'ai aimée car je n'étais pas d'accord, je l'ai aimée car elle portait en elle une chose qui m'apparaissait comme intime). Bref, ce fut assez fulgurant. Je me suis tout de suite dit que moi, je souhaiterais y être tenu à l'impossible - et pour toute la vie, afin d'accomplir des merveilles.
Hum...
Et bien, aujourd'hui, un peu esseulé devant mon ordinateur à Paris, avant de partir pour le grand évènement/salon professionnel du cinéma kulturel français et d'ailleurs pour vendre (solder) un film aux plus offrants afin de pouvoir le faire (le sauver), tenu donc de toutes parts par l'impossible, je me dis que ce putain d'impossible, je m'en passerais bien.
Hum...
Et bien, aujourd'hui, un peu esseulé devant mon ordinateur à Paris, avant de partir pour le grand évènement/salon professionnel du cinéma kulturel français et d'ailleurs pour vendre (solder) un film aux plus offrants afin de pouvoir le faire (le sauver), tenu donc de toutes parts par l'impossible, je me dis que ce putain d'impossible, je m'en passerais bien.
16.5.06
14.5.06
cannes

Le festival, cette année, si j'y vais, ce ne sera pas comme avant, la fleur au fusil. Bien au contraire, il s'agira cette fois-ci d'être un enragé avec des objectifs précis et des cibles prédéterminées à atteindre - absolument. Une opération commando, en fait, où je serai comme d'habitude condamné à trouver le maximum d'euros en un minimum de temps. Sûrement le premier festival où je ne verrai pas de films. Bienvenu dans le marché du jeune cinéma français kulturel !
baiser

Aujourd'hui, je me suis réveillé avec cette sensation - le manque d'un être cher (la nécessité d'avoir un être cher), l'envie d'un baiser, d'un vrai baiser, d'un baiser comme dans les films de mon enfance, d'un baiser dans lequel je pourrai me fondre tout entier. Je sais que je l'attends ce baiser, mais je ne sais pas quand il viendra et même pas de qui il viendra. Je sais que, désormais, j'en ai besoin - vraiment, alors qu'auparavant le temps pouvait s'écouler sans que ce dernier advienne et sans que ça me pose le moindre souci.
11.5.06
9.5.06
clausewitz
"La guerre est une simple continuation de la politique par d'autres moyens. Nous voyons donc que la guerre n'est pas un simple acte politique mais un véritable instrument politique, une poursuite de l'activité politique, l'exercice de celle-ci par d'autres moyens. Ce qui reste propre à la guerre, c'est le caractère tout à fait particulier de ses moyens. L'art de la guerre en général et le chef de guerre dans chaque cas précis peut exiger que les tendances et les intentions de la politique ne soient pas incompatibles avec ces moyens. Ce n'est assurément pas une mince exigence ; mais autant elle, dans certains cas, influencer les intentions politiques, autant elle ne peut faire autre chose que les modifier. car l'intention politique est la fin et la guerre le moyen, et l'on ne peut concevoir le moyen indépendamment de la fin."
4.5.06
possibles

Là, ce soir, à 22H57, au bureau - comme d'habitude, après de nouveaux et interminables sauts périlleux sans filet, je me dis (en fait, je sais) que les films (certains films) seront toujours là pour moi, quelles que soient les circonstances : ceux que j'ai aimés, ceux que je produis, ceux qui ne sont pas encore là et restent encore à inventer, ceux qui désormais pourront advenir et être riche de possibles.
3.5.06
banque

Haute voltige permanente, quotidienne et périlleuse, premières vérifications virtuelles du matin, et ce, depuis bien longtemps : l'interface ultime et concrète de tous les putains de tableurs excels qui peuplent mes journées. Le réel, ici encore plus qu'ailleurs, se construit autour d'un vocabulaire vernaculaire dont je ne finis pas de découvrir les subtilités : créances "en germe" ou "encours" ou encore "mobilisées", ligne dailly, compte de nantissement, lettres de change, etc. Des mots complexes qui s'associent avec d'autres bien plus imagés: cavalerie, jonglage, ligne rouge, etc.
Et sinon ?
Hum...
Et bien aujourd'hui, ça passe.
Et sinon ?
Hum...
Et bien aujourd'hui, ça passe.





