29.9.06
28.9.06
25.9.06
21.9.06
prémices

Là, aujourd'hui, en cette fin de ce doux mois de septembre 2006, ça commence : début des agressions ciblées. La pression va monter peu à peu. Incidents par ci, interpellations par là. Le rapport des forces s'installe tandis que la tension s'accentue et que les contradictions ne cessent d'augmenter. La conflagration est proche.
18.9.06
10.9.06
avenir

Un de ces jours, j'aimerais pouvoir me lever avec calme le matin, arriver au bureau, rue Bisson, et savoir de quoi sera faite l'année à venir : comment les prochains mois de ma vie vont s'ordonner, comment les films entrepris vont exister. J'aimerais être un tant soit peu maître de l'écoulement du temps (de mon temps). Mais, voilà, c'est impossible. Les variables sont trop nombreuses, les différentes voies trop obscures. Les stratégies ont fait long feu et les tactiques n'ont jamais eu le temps de se mettre en place. Les certitudes ne sont pas pour demain, ni même pour après-après-demain. Je ne suis même plus sûr qu'elles existeront un jour : désormais, il me faut avancer dans la nuit, sans savoir où je vais.
6.9.06
répétition

Là, depuis quelques jours maintenant, depuis le début de cette semaine pour être plus précis, les rapports avec la banque, la couverture urgente, impérative et nécessaire des chèques émis, la création de nouvelles lignes dailly (la prorogation des autres) sont à nouveau mon principal et quasi unique travail (angoisse ?). Il me faut à nouveau inventer des euros, trouver un merveilleux chapeau et la baguette de magicien qui va avec, tenir le coup, éviter l'explosion - encore et toujours - comme au mois de mai, comme au mois de juin, comme au mois de juillet. Finalement, il n'y aura eu que quelques jours de répit/repos en août...
Hum...
Oui, je le sais, producteur, c'est toujours, au final, une histoire de fric : il faut savoir assumer.
Hum...
Oui, je le sais, producteur, c'est toujours, au final, une histoire de fric : il faut savoir assumer.
1.9.06
in progress 3

Reçu ce jour, en ce premier jour de septembre et en provenance de Haïti, ce mail de SL qui achève de me convaincre en ce qui concerne la fin (du montage) de mon film :
" (...) je ne sais si on peut en faire une vérité générale, mais un montage me semble toujours devoir s'opposer au tournage. Il n'y a aucune fidélité, aucun respect qui tienne face à la matière que l'on pense avoir. Il faut tenter au maximum de la considérer comme une forêt vierge à explorer. Cette matière dicte une cohérence, dicte ses impératifs, mais ils sont souvent bien loin de nos souhaits d'origine, et c'est tant mieux. Cela ne signifie pas pour autant aller dans le sens de la pente des rushes, cela ne signifie pas ne pas aller au-delà des évidences premières que proposent les images (ça me rappelle un vieux débat avec le père Q.). Mais justement, accepter le conflit avec le tournage, c'est aussi accepter de dépasser les premières évidences, pour construire du neuf (...) "





