décombres

Mouais... Je travaille dans/avec/pour le cinéma français. De façon plus précise, je travaille dans/avec/pour un cinéma qui n' a pas trop de valeur commerciale, qui se nourrit jusqu'à la crise de foie de la nouvelle industrie culturelle - celle des commissions d'experts (du CNC, de l'Europe, des régions et tutti quanti), celle de la subvention attendue, celle des festivals et des séances spéciales. Un cinéma qui génére ses propres codes et un immense corporatisme - spécialistes de bazar, "lecteurs" professionnels, sélectionneurs d'opérette, réalisateurs de pacotille, geignards en pagaille (champion toutes catégories confondues : Monsieur N.K.), falsificateurs de tout poil, scénaristes bureaucrates. Les nullards non seulement sont légion mais encore - et surtout - ils font autorité. Ils ont oublié qu'ils étaient insignifiants, qu'ils ne feraient jamais autre chose que d'être insignifiants. Ils font des films (ou les produisent, ou les sélectionnent, ou participent à ces films) pour amuser la galerie, pour alimenter le jeu, pour simplement continuer à faire partie de ce petit monde, pour avoir un article dans libération, les cahiers du cinéma ou encore les inrockuptibles... Mouais...

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